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Tytu³: Tam tam de l'afrique
  • Wykonawca: IAM
  • Wy¶wietleñ: 736


     Ils sont arrivés un matin par dizaines par centaines
  Sur des monstres de bois aux entrailles de chaînes
  Sans bonjours ni questions, pas même de présentations
  Ils se sont installés et sont devenus les patrons
  Puis se sont transformés en véritables sauvages
  Jusqu'à les humilier au plus profond de leur âme
  Enfants battus, vieillards tués, mutilés
  Femmes salies, insultées et deshonorées
  Impuissants, les hommes enchaînés subissaient
  Les douloureuses lamentations de leur peuple opprimé
  Mais chacun d'entre eux en lui-même se doutait
  Qu'il partait pour un voyage dont il ne rentrerait jamais
  Qu'il finirait dans un port pour y être vendu
  Il pleurait déjà son pays perdu
  Traité en inférieur à cause d'une différence de couleur
  Chaque jour nouveau était annonciateur de malheur
  Au fond des cales où on les entassait
  Dans leurs esprits les images défilaient
  Larmes au goût salé, larmes ensanglantées
  Dans leurs esprits, longtemps retentissaient
  Les champs de la partie de leur être qu'on leur a arrachée
  Mais sans jamais tuer l'espoir qui les nourissait
  Qu'un jour, il retrouveraient ces rivages féériques
  D'où s'élèvent à jamais les tam tam de l'Afrique
  Les tam tam de l'Afrique
  Les tam tam de l'Afrique
  
  Perchés sur une estrade, groupés comme du bétail
  Jetés de droite à gauche tels des fétus de paille
  Ils leur ont inculqué que leur couleur était un crime
  Il leur ont tout volé, jusqu'à leurs secrets les plus intimes
  Pillé leur culture, brûlé leurs racines
  De l'Afrique du Sud, jusqu'aux rives du Nil
  Et à présent pavoisent les usurpateurs
  Ceux qui ont un bloc de granite à la place du coeur
  Ils se moquaient des pleurs et semaient la terreur
  Au sein d'un monde qui avait faim, froid et peur
  Et qui rêvait de courir dans les plaines paisibles
  Où gambadaient parfois les gazelles magnifiques
  Ah! Yeh, qu'elle était belle le terre qu'ils chérissaient
  Où, à porté de leurs mains poussaient de beaux fruits frais
  Qui s'offraient aux bras dorés du soleil
  Lui qui innondait le pays de ses étincelles
  Et en fermant les yeux à chaque coup reçu
  Une voix leur disait que rien n'était perdu
  Alors ils revoyaient ces paysages idylliques
  Où résonnaient encore les tam tam de l'Afrique
  Les tam tam de l'Afrique
  Les tam tam de l'Afrique
  
  Jazzy, rappelle leur, my brother
  Qu'ils gardent une parcelle de leur coeur
  Et que le sang qui a été versé
  Ne l'a été que pour qu'ils puissent exister
  Les enfants qui naissaient avaient leur destin tracé
  Ils travailleraient dans les champs jusqu'à leur dernière journée
  Pour eux, pas de "4 heures", encore moins de récré
  Leurs compagnons de chaque jour étaient la chaleur et le fouet
  Sur leur passage, on les fuyait comme le malin
  En ces temps-là, il y avait l'homme noir et l'être humain
  Décrété supérieur de part sa blanche couleur
  En oubliant tout simplement son malheur antérieur
  Il assouvissait son instnct dominateur
  En s'abreuvant de lamentations, de cris, de tristes clameurs
  Qui hantaient les forêts longtemps après son passage
  Et l'esprit de ceux qui finissaient esclaves
  De générations en générations, crimes et destructions
  Le peuple noir a dû subir les pires abominations
  Et le tempo libère mon imagination
  Me rappelle que ma musique est née dans un champ de coton
  Mais non, je ne suis pas raciste par mes opinions
  Non pas de la critique mais une narration
  Je raconte simplement ces contrées fantastiques
  Et je garde dans mon coeur les tam tam de l'Afrique
  

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